La question, l’universel ; des réponses, un progrès

Nos affaires concernant le questionnement et l’universel ne sont décidément pas simples.

Je vous indiquais dans mes premiers billets que ma conception de l’absolu passait nécessairement par le questionnement, qu’il s’agissait là de la seule « vérité » possible partagée par tous. Un absolu purement interrogatif : dès qu’une tentative de réponse est apportée, elle en exclut de facto d’autres ; dès que la proposition A est considérée comme vrai, c’est que non-A en devient faux. A et non-A auront pourtant toujours leurs adeptes, nous y reviendrons prochainement. Les réponses érigées en tant que vérités ne sont donc ni partagées par tous, ni ne demeurent dans le temps, a contrario du questionnement originel qu’on peut tout au plus ignorer, en aucun cas réfuter. A la question, au hasard, de savoir si Dieu existe, chacun possède sa propre conviction et les réponses, bien loin même d’être binaires, sont multiples et diverses. Seule la question initiale est partagée. Et c’est à cela que j’ai envie de consacrer mes articles. Le lieu du questionnement, Sans Echo.

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La question, l’universel (2/2)

Loin de moi l’idée de rabaisser toute tentative d’apporter une résolution. Ma conviction est cependant qu’une vérité ne tient que parce qu’elle apporte une nouvelle conception, un autre point de vue, et participe ainsi d’élargir le champ de l’interrogation. Chaque réponse porte en elle un élément d’universel, en cela qu’elle étoffe le questionnement et donne l’occasion de trouver, à sa suite, de nouvelles tentatives de vérité et donc de perpétuer un apprentissage constant. Il ne s’agit pas de dénigrer lesdites propositions de résolution : quelle valeur aurait un « Dieu existe-t-il ? » sans l’ensemble des conceptions positives, négatives ou incertaines, sans l’ensemble des représentations, des religions, des fidèles, des actes de foi ? Assurément aucune : la question n’a de valeur que par la multiplicité des visions qu’elle génère et par la ferveur de celles et ceux qui s’y projettent.

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La question, l’universel (1/2)

Je suis, comme vous le savez, quelque peu taraudé par ce qui mérite d’être dit.

Quoi de mieux pour commencer à parler que d’attaquer par l’universel, ce qui a toujours été partagé par tous et le sera indéfiniment ?

Pas de velléité assommante de ne parler que de « grandes choses » : pour quelqu’un qui n’a rien à dire, je me sens simplement plus à l’aise de commencer par ce qui trouvera un écho en chacun. Tout monomaniaque a son dada et voici donc celui que je me suis inventé. J’aurais également pu disserter sur la meilleure méthode pour zigouiller des gamines dans les parkings ou encore sur le bon dosage de Marsala dans le tiramisu. N’appréciant ni le sirupeux des desserts alcoolisés ni le babillage de quelque moutard que ce soit, je vote pour la prise de tête sur l’universel, tant pis pour les Dutroux et soiffards de supermarché parmi vous. On lit le psychopathe qu’on mérite.

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