Prendre la parole et rallier

Un mois à peine après avoir relancé Sans Echo, j’hésite et oscille. Entre commentaires d’actualité, journal intime, réflexions diverses, une quelconque cohérence peut-elle se dégager? Est-ce bien important, une cohérence ? J’ai toujours du mal à percevoir vers où tout cela se dirige.

Une grosse partie de ce que je vous écris aujourd’hui, je l’ai rédigé en février 2015, alors que Sans Echo existait depuis deux mois environ. Découragé à l’époque par l’appréhension de ne rien avoir à dire, je n’ai plus rien publié pendant près de deux ans et ce papier est tombé dans l’oubli. Mêmes causes, mêmes effets. Un mois après le revival donc, l’angoisse ne s’est pas faite plus légère, le sens pas plus évident.

Lire plus

Et après ?

Plus d’un mois sans savoir quoi écrire. Et rien n’est revenu. Le passage au multilingue du mois dernier aura, semble-t-il, été fatal à Sans Echo. A moins qu’il ne s’agisse de mon vieux compère démoniaque dont je vous entretenais dans mon premier billet.

« J’ai toujours redouté l’instant où je me retrouverais dans une incapacité totale à dire quoi que ce soit. »

Lire plus

Que vous dire ?

J’ai toujours redouté l’instant où je me retrouverais dans une incapacité totale à dire quoi que ce soit.

Je n’ai jamais été bien prolixe, trouvant facilement abêtissantes les platitudes que mes congénères ont le don d’échanger à longueur de journée. J’avoue ainsi n’avoir jamais saisi l’intérêt de raconter par le menu détail mes migrations pendulaires, ni celui de discourir sur les variations météorologiques du moment ni encore d’expliciter mon emploi du temps entre le fer à repasser, l’assiette de coquillettes-jambon, la cuvette du trône et les collègues demeurés. Chers lecteurs, nous ne nous connaissons pas : ma vie est chiatique, la vôtre certainement aussi. Nul besoin de nous les étaler. Tenons-nous en à cela et préservons ainsi notre fragile cordialité.

Lire plus