Le départ

Engourdi de doutes et de nausée, Alexandre perçut néanmoins qu’il s’agissait d’un moment-clé. Le destin demandait que quelque chose, n’importe, soit joué, au risque sinon de voir s’échapper toute possibilité de mise en mouvement.

Qu’il y gagne ou qu’il y perde, pour qu’un avenir existe, la roue devait pivoter en cet instant. Il lui fallait se mélanger au monde, quitte à y sombrer.

Exalté, l’angoisse aux lèvres et l’envie au ventre, il ouvrit la porte et s’immisça infiniment dans la nuée vivante.

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