Et après ?

Plus d’un mois sans savoir quoi écrire. Et rien n’est revenu. Le passage au multilingue du mois dernier aura, semble-t-il, été fatal à Sans Echo. A moins qu’il ne s’agisse de mon vieux compère démoniaque dont je vous entretenais dans mon premier billet.

« J’ai toujours redouté l’instant où je me retrouverais dans une incapacité totale à dire quoi que ce soit. »

Je pensais que narrer ma vie serait facile et aurait fait sauter le verrou de ne savoir quoi dire. Je n’ai finalement rien réussi à vous conter. Les quelques articles publiés ici n’ont tourné qu’autour du questionnement, seule voie que j’ai pu percevoir vers un absolu. J’en ai même pris mon parti, c’est finalement là une façon de se raconter. Et pourtant, l’assèchement. Les questions ne manquent toutefois pas : j’ai des idées sur le désir, l’amour, la vie, la mort, la peur, l’amitié, le mal, l’humour… et tout autant d’interrogations que je pourrais dérouler. Mais ce n’est en rien suffisant. Je n’ai pas l’impression de proposer quoi que ce soit qui compte.

Ou bien peut-être n’est-ce que l’envie qui manque. La traduction n’a donc finalement été pour rien dans ce silence… un dernier baroud d’honneur frénétique avant de me taire.

Laisser un commentaire