Derrière la porte, une promesse

Le site Sans Echo a fait peau neuve, alléluia.

Si nous ne sommes pas nécessairement à la pointe du modern-design, il s’agit tout de même d’une petite révolution : exit les photos rétro et le look Lycos / Caramail, Sans Echo propose dorénavant une esthétique épurée et, je l’espère, efficace. Au-delà du changement colorimétrique, l’ergonomie, l’architecture, la navigation, les catégories ont été entièrement revues. Le diable a même été tenté en entreprenant, avec moult efforts, de sécuriser le tout (notez ce « https:// » introduisant fièrement l’URL du site). Sans Echo est officiellement 2017-ready.

— Pourquoi faire ?

Cette question est bien le seul intérêt de toutes ces simagrées. J’avoue, non sans auto-circonspection, avoir été comme un enfant émoustillé en passant les dernières nuits à jouer sur tel détail, tel paramètre, telle configuration et en avoir savouré chaque instant… un cadeau de circonstance, au pied de mon sapin émotionnel. Étrange, alors que le démon qui m’a rattrapé ne m’a toujours pas lâché, et que je me démène toujours autant pour savoir quoi dire. Pourquoi donc tout ce cirque, je me le demande aussi.

Sans surprise, il ne me semble pas y avoir de réponse définitive. Pour tout, pour rien, la raison importe tout à la foi peu et follement. A passer des heures à soigner le contenant, je ne me suis honnêtement pas soucié le moins du monde de ce que j’y raconterai. Alors, la forme pour la forme ? En partie seulement : la frénésie qui m’a transporté venait, je crois, de la foi en ce dont tout cela était porteur. Polir l’écrin, même vide, nourrit de fantastiques potentialités : c’est une promesse. Celle que tout sera prêt, si quelque chose doit advenir, celle que tout a été mis en place pour préparer un éventuel destin. La confiance en un possible progrès. Pour la première fois depuis longtemps j’ai pris plaisir dans Sans Echo, en ciselant son enveloppe formelle quelques jours à peine après qu’une flammèche d’espérance s’est ravivée, exalté par l’espoir en un futur feu de joie.

Désormais concrétiser tout cela. Ne pas se borner à fantasmer derrière une ensorcelante porte close mais l’ouvrir et explorer, en découvrir d’autres et ne plus s’arrêter.

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