Prendre la parole et rallier

Un mois à peine après avoir relancé Sans Echo, j’hésite et oscille. Entre commentaires d’actualité, journal intime, réflexions diverses, une quelconque cohérence peut-elle se dégager? Est-ce bien important, une cohérence ? J’ai toujours du mal à percevoir vers où tout cela se dirige.

Une grosse partie de ce que je vous écris aujourd’hui, je l’ai rédigé en février 2015, alors que Sans Echo existait depuis deux mois environ. Découragé à l’époque par l’appréhension de ne rien avoir à dire, je n’ai plus rien publié pendant près de deux ans et ce papier est tombé dans l’oubli. Mêmes causes, mêmes effets. Un mois après le revival donc, l’angoisse ne s’est pas faite plus légère, le sens pas plus évident.

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Au revoir Michelle, merci Reiko

Ne faisons ni une ni deux, je l’avoue tout de go : la situation pourrait tendre au pathétique et c’est non sans circonspection que je constate ma propre réaction. Lâchons l’aveu : je suis depuis quelques heures troublé par la mort d’un de mes personnages préférés dans la série 24 (24 heures chrono dans nos contrées)… no comment.

Enfin si, commentons : j’en suis le premier surpris. Alors que je suis depuis un certain temps comme étranger à mes propres émotions, naviguant dans le quotidien avec une certaine étanchéité à tout ce qui peut se passer, que cela peut-il bien vouloir dire ?

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Derrière la porte, une promesse

Le site Sans Echo a fait peau neuve, alléluia.

Si nous ne sommes pas nécessairement à la pointe du modern-design, il s’agit tout de même d’une petite révolution : exit les photos rétro et le look Lycos / Caramail, Sans Echo propose dorénavant une esthétique épurée et, je l’espère, efficace. Au-delà du changement colorimétrique, l’ergonomie, l’architecture, la navigation, les catégories ont été entièrement revues. Le diable a même été tenté en entreprenant, avec moult efforts, de sécuriser le tout (notez ce « https:// » introduisant fièrement l’URL du site). Sans Echo est officiellement 2017-ready.

— Pourquoi faire ?

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Ecrire pour de mauvaises raisons… et s’en réjouir

« L’écriture ne doit pas être une thérapie. »

Me traînant plusieurs années de velléités, jusqu’ici tout à fait infructueuses, de devenir romancier, j’avoue ne pas lésiner sur les conseils en matière d’écriture, sur les bonnes et les mauvaises raisons pour se lancer, sur la façon de dire ceci plutôt que cela et cetera.

Soyons honnêtes : c’est le bordel. Lire plus

Et après ?

Plus d’un mois sans savoir quoi écrire. Et rien n’est revenu. Le passage au multilingue du mois dernier aura, semble-t-il, été fatal à Sans Echo. A moins qu’il ne s’agisse de mon vieux compère démoniaque dont je vous entretenais dans mon premier billet.

« J’ai toujours redouté l’instant où je me retrouverais dans une incapacité totale à dire quoi que ce soit. »

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Emmerdare humanum est (2/2)

L’ordre des choses aurait alors voulu que lui fût donné l’intitulé exact puis expliqué en deux-trois phrases récitées mille fois en quoi cela consistait. Je décidai, une fois n’est pas coutume, de braver ma destinée :

— Ah parce qu’on s’intéresse au sujet maintenaaant ?

— Excuse-moi ?

— Mais tu ne vois pas combien tu m’emmerdes ? Je ne demande rien à personne et ne souhaite qu’une chose, pouvoir me siffler tranquillement le champagne que j’ai du reste apporté.

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Emmerdare humanum est (1/2)

J’abhorre de plus en plus ces soirées obligées où se réunissent pêle-mêle des connaissances d’amis d’amis. Je m’y suis pourtant encore tout récemment laissé prendre. Ayant déjà beaucoup de mal à tenir une conversation avec mes proches, vous imaginez sans peine où se situait a priori dans l’échelle de mon intérêt ma rencontre du jour : le collègue d’open-space du mari de la compère de Pilates de ma sœur. Ledit collègue est de plus féru de philosophie, il lit BHL. Joie.

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