La question, l’universel (1/2)

Je suis, comme vous le savez, quelque peu taraudé par ce qui mérite d’être dit.

Quoi de mieux pour commencer à parler que d’attaquer par l’universel, ce qui a toujours été partagé par tous et le sera indéfiniment ?

Pas de velléité assommante de ne parler que de « grandes choses » : pour quelqu’un qui n’a rien à dire, je me sens simplement plus à l’aise de commencer par ce qui trouvera un écho en chacun. Tout monomaniaque a son dada et voici donc celui que je me suis inventé. J’aurais également pu disserter sur la meilleure méthode pour zigouiller des gamines dans les parkings ou encore sur le bon dosage de Marsala dans le tiramisu. N’appréciant ni le sirupeux des desserts alcoolisés ni le babillage de quelque moutard que ce soit, je vote pour la prise de tête sur l’universel, tant pis pour les Dutroux et soiffards de supermarché parmi vous. On lit le psychopathe qu’on mérite.

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Que vous dire ?

J’ai toujours redouté l’instant où je me retrouverais dans une incapacité totale à dire quoi que ce soit.

Je n’ai jamais été bien prolixe, trouvant facilement abêtissantes les platitudes que mes congénères ont le don d’échanger à longueur de journée. J’avoue ainsi n’avoir jamais saisi l’intérêt de raconter par le menu détail mes migrations pendulaires, ni celui de discourir sur les variations météorologiques du moment ni encore d’expliciter mon emploi du temps entre le fer à repasser, l’assiette de coquillettes-jambon, la cuvette du trône et les collègues demeurés. Chers lecteurs, nous ne nous connaissons pas : ma vie est chiatique, la vôtre certainement aussi. Nul besoin de nous les étaler. Tenons-nous en à cela et préservons ainsi notre fragile cordialité.

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